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Une ceinture maraîchère aux Sables d’Olonne ?

CP - Agriculture

Aux Sables d’Olonne aussi, les agriculteurs ne trouvent plus leur place. Depuis 1988, deux exploitations sur trois ont disparu. Et aujourd’hui, plus de la moitié des agriculteurs a plus de 50 ans. Pour quelle relève ?

Par un aménagement du territoire toujours plus gourmand : la construction de lotissements, comme Les Moinardes (15 ha), de nouvelles zones économiques comme le parc d’activité Les Sables d’Olonne Sud (43 ha), ou encore le plan forêt 2050, l’agglomération a mangé son autonomie alimentaire.

Un plan forêt qui a d’ailleurs valu un coup de gueule des agriculteurs contre la ville dans la presse !

Dans le cadre de la loi EGalim, votée en 2018, la collectivité est également tenue de développer un Plan Alimentaire Territorial (PAT). Objectif : créer un potager communal. L’agglomération a recours à un bureau d’études coûtant 154 000 euros pour mener à bien cette mission.

Problème : son diagnostic arrive après le vote du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal. Or, pour avoir des agriculteurs, il faut prévoir des terres !

Et si nous accordions une place centrale à l’agriculture dans le développement de notre territoire ?

C’est la solution : intégrer une ceinture maraîchère au plan forêt 2050. Et avoir un territoire en autonomie alimentaire ; qui consomme ce qu’il produit.

Le principe : installer des maraîchers sur des parcelles sélectionnées parmi le plan forêt, en leur fournissant un outil de travail opérationnel et un accompagnement moyennant cotisations.

Et assurer une demande locale avec les cantines scolaires, les maisons de retraite, l’hôpital et les marchés locaux.

Le fonctionnement : les maraîchers, bénéficiant d’un accompagnement sur plusieurs années, versent une cotisation fixe pour couvrir les frais coopératifs et une part variable liée au chiffre d’affaires, avec des clauses de sauvegarde en cas de revenu agricole inférieur au SMIC. Cette approche permet, en échange, à la coopérative de maintenir un équilibre, de financer les aléas et d’investir.

Un modèle qui fait ses preuves à Poitiers, au Havre et dans d’autres agglomérations en France ; qui permet des fermes à taille humaine ; qui protège l’environnement et évite l’utilisation de pesticides.

Et si nous installions une première ferme au Logis du Fenestreau ?

 

Anthony Bourget

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